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samedi 7 juillet 2012

CINÉMA // TO ROME WITH LOVE : À QUAND LA F-IN DE WOODY ALLEN ?



Avec ce nouvel opus, le réalisateur poursuit sa visite touristique de l'Europe : après avoir filmé Londres sous tous les angles (Scoop, Le Rêve de Cassandre, Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu), s'être arrêté un temps en Espagne (Vicky Cristina Barcelona) et s'être attaqué à Paris (Midnight in Paris), le voilà à présent dans la ville éternelle.

Alors certes, quelques scènes font sourire (bien plus que rire), mais c'est sans passion, en véritable excursionniste, que cet Américain sillonne les circuits touristiques principaux de la capitale italienne, passant nonchalamment devant quelques-uns des chefs d'oeuvre architecturaux romains, en oubliant la plupart (comme le Panthéon, la Piazza Navona, la Villa Médicis et n'osant pas même franchir la frontière, pourtant proche, qui sépare l'État italien du Saint-Siège). Il donne ainsi une vision convenue de la ville, semblant même s'excuser de ses oublis en faisant régulièrement s'extasier ses personnages ("What a wonderful city !", "How beautiful !"), ou en arpentant de-ci de-là quelques ruelles plus discrètes, aux teintes, certes délicieusement méditerranéennes, mais tellement propres et nettes qu'on pourrait croire le film tourné en studio. 

Et devant cet étalage de banalités, on ne s'étonne presque pas de trouver la belle Pénélope Cruz grimée en call-girl italienne, et dont on peut saluer le bel effort d'accentuation. Car n'en déplaise à nos amis d'outre-Atlantique, l'Italie et l'Espagne ne parlent pas la même langue, même si Woody Allen semble s'en amuser lorsqu'il ânonne un vague "Gracias".


Le film suit - de façon encore une fois, très habituelle - plusieurs couples dans leur vie romaine : de la jeune fille américaine tombée éperdument amoureuse d'un Italien, à leurs parents respectifs, d'un couple de jeunes Italiens un brin coincés au couple de jeunes yankees venus étudier l'architecture, en passant (pour faire couleur locale) par la famille lambda d'Italiens middle-class, dont le pater familias est campé par le double européen de Woody Allen, le très savoureux Roberto Benigni. 

Sans finesse aucune, avec une volonté d'humour absurde qui fonctionne assez difficilement, le cinéaste insère à renfort de grosses ficelles des éléments perturbateurs dans cet ordre des choses. Roberto Benigni devient du jour au lendemain la figure la plus célèbre de Rome, le jeune Italien coincé est découvert par sa famille en flagrant délit avec une call-girl tandis que sa jeune épouse, perdue dans Rome rencontre son acteur préféré et ne résiste pas à la tentation de le suivre dans sa chambre d'hôtel. Le jeune architecte tente de lutter contre ses sentiments naissants pour la meilleure amie de sa femme, mais est sans cesse confronté à la réalité par un architecte moins jeune qui joue le rôle de sa conscience... Et puis bien sûr, Woody Allen, l'Américain raté, toujours hypocondriaque, toujours volubile, toujours lâche, toujours engoncé dans sa vision obtuse des choses découvre avec merveille que le père de son futur gendre a une voix exceptionnelle et fait tout pour le faire chanter sur les plus grandes scènes du monde. 

Seulement voilà, n'est pas Voltaire ou Montesquieu qui veut l'être. N'est plus même Woody Allen qui veut l'être ! Et aujourd'hui le réalisateur de To Rome with Love n'a définitivement pas le talent de ces grands, en matière de conte philosophique. D'ailleurs, invariablement, ses films se concluent par un retour à la normale, et To Rome with Love ne fait pas exception : Benigni redevient un rien du tout, le couple coincé et le couple d'architecte se rabibochent, l'expérience de chanteur d'opéra lancée par Woody Allen est très vite avortée, et comble du happy ending, la jeune Américaine et le jeune Italien rêvent d'un mariage Piazza di Spagna... Bref, Woody Allen se contente de secouer un peu les événements avant de les reconstituer. Un véritable révolutionnaire en somme, dont les films ne disent plus grand-chose et ne délivrent plus aucun message.  



Solal de La Grandville

jeudi 1 septembre 2011

CINÉMA // ALMODOVAR, CE GRAND PE-IN-TRE



La Piel que Habito (La Peau que j'habite), le dernier film du cinéaste espagnol Pedro Almodovar, le fait renouer avec son énergie d'antan, ses étranges obsessions et surtout, deux de ses acteurs fétiches des années 80-90, Antonio Banderas et Marisa Paredes.

Librement adaptée du roman de Thierry Jonquet, Mygale, l'histoire est évidemment plus que rocambolesque et raconte une vengeance. En résumé, à la suite d'un accident de voiture, la femme d'un chirurgien de renom (Antonio Banderas) meurt brûlée vive. Accablé, celui-ci cherche à créer un épiderme artificiel résistant aux brûlures, et teste ses découvertes sur une femme (Elena Anaya) dont on ne sait au départ pas exactement s'il la détient captive ou si elle est là volontairement...

Le film tient à la fois du thriller, du film de science fiction, du drame et du film d'horreur. Almodovar réussit, grâce aux soubresauts de son intrigue, au changements de points de vue et surtout à la conduite adroite des bonds dans le temps, à instiller un suspense et des coups de théâtres inattendus. Les rôles se brouillent, et la distinction entre victime et vengeur, entre dominant et dominé, entre manipulateur et manipulé devient difficile à établir, le tout se faisant intensément psychologique, sans aucun excès, sans aucun pathos.

L'autre grande force du film réside dans la photographie magistrale d'Almodovar. La gestion des couleurs qui composent l'image, des mises en abîmes diverses, des décors exceptionnels donne à La Piel que Habito un caractère éminemment pictural. L'omniprésence du corps de la femme aussi bien dans la trame que dans le cadre, marque de fabrique du réalisateur, se fait tantôt érotique, tantôt dérangeante.

On se surprend par ailleurs à trouver Antonio Banderas si bon acteur, après tous les navets auxquels il a pris part ces dernières années ; ici, son jeu, sombre et froid laisse transparaître toute la fragilité du personnage. Elena Anaya se fait robotique dans ses mouvements et dans les émotions qu'elle transmet, créature de Frankenstein revisitée qu'elle est. Enfin la splendide Marisa Paredes est l'oeil désabusé et néanmoins fantasque (très hispanique à la façon d'Almodovar) du film.

Naviguant sur la frontière (intuitive) entre Tout sur ma Mère et Parle avec elle, La Piel que Habito est exceptionnel, puissant, beau, perturbant : une oeuvre d'art.



Solal de La Grandville

samedi 29 janvier 2011

CINÉMA // THE K-IN-G'S SPEECH : BOULEVERSANT



Aristote, Isaac Newton, Théodore Roosevelt, Winston Churchill, Marilyn Monroe, François Bayrou. Leur point commun ? Le bégaiement. C'était aussi le cas de George VI, dit "Bertie", le père de l'actuelle reine d'Angleterre, dont une partie de la vie est aujourd'hui portée, avec brio, à l'écran par Tom Hooper. Si l'histoire de The King's Speech en elle-même n'a rien de fascinant pour nous, Français chauvins et républicains, il s'avère qu'elle n'est qu'un prétexte à une beauté, une émotion, une grandeur dont on retrouve les remous dans les scènes d'exercices de langage de cet homme au destin incroyable. Oui, nous céderons à la mauvaise plaisanterie : ce film laisse sans voix.

Il relate d'abord la vie compliquée de cet homme que rien ne prédestinait à porter la charge de la couronne. Fils cadet de George V, d'une timidité maladive, bègue de surcroît, c'est un coup du sort (l'abdication de son frère aîné) qui l'a vu accéder au trône. Dans un contexte troublé (la déclaration de guerre avec l'Allemagne en 1939), cet homme doit vaincre son bégaiement.

Il raconte ensuite une relation chiasmatique : celle d'un prince et d'un homme du peuple, celle d'un médecin et de son patient. Un pied d'égalité est construit entre "Bertie" et Lionel, entre ce prince sans préparation à sa tâche de roi et ce docteur autodidacte. Ce sont deux hommes qui apprennent en cours de route, à travers les guerres (Lionel s'est formé pendant 14-18, et "Bertie" pendant 39-45). Ce sont finalement deux hommes. C'est finalement une formidable amitié.

Ce film, c'est surtout des voix, des langues. Un Anglais d'une grande beauté, qui fait frissonner. C'est une pièce shakespearienne en somme, dans laquelle les personnages se font eux-mêmes acteurs : "Bertie" (Colin Firth) doit camper le rôle de roi d'Angleterre et Logue (Geoffrey Rush) tout à la fois celui d'acteur raté, de conseiller, de psychanalyste, de chef d'orchestre, d'ami. Une musique bouleversante ensuite, dont le choix a été mené avec une grande sagacité. La musique se fait ici l'écho et l'adjuvant des troubles des locutions de "Bertie". C'est Mozart qui convainc et accompagne le futur roi tout au long de ce travail sur lui-même, c'est la 7e Symphonie de Beethoven qui le suit dans son discours final, acmé magistral de ce film poignant.

Des acteurs fantastiques enfin : un Colin Firth d'une grandiose justesse, loin de ses rôles de Valmont, de Bridget Jones, de Love Actually ou de Mamma Mia. Un Geoffrey Rush toujours aussi splendide, qui rappelle par ce rôle celui de Sir Francis Walsingham qu'il a tenu aux côtés de Cate Blanchett dans les deux Elizabeth. Une Helena Bonham Carter d'une élégance, d'une classe et d'une douceur incroyable. On apprécie également la présence de Michael Gambon (notre cher Albus Dumbledore) qui donne à son interprétation de George V des allures de Roi Lear, de Timothy Spall en Winston Churchill (on se souvient surtout de lui pour son rôle de Peter Pettigrow), et devant cette effusion de noms Harry Potteriens, on ne s'étonne pas de retrouver au générique le nom d'Alexandre Desplat, musicien désormais couronné de succès (après notamment The Queen et Harry Potter), nouvelle coqueluche du cinéma mondial.

Un humour très anglais parsème le tout et donne son équilibre à ce film. Un humour piquant, sonnant, jaune, tout en finesse et en allusions, qu'on vous laissera découvrir et appréhender avec bonheur à partir du 2 février.




Solal de La Grandville

jeudi 14 octobre 2010

CINÉMA // QUOI DE NEUF AU C-IN-ÉMA CETTE SEMAINE ?





Maltazard a réussi à se hisser parmi les hommes. Son but est clair : former une armée de séides géants pour imposer son règne à l'univers.
Seul Arthur semble en mesure de le contrer... à condition qu'il parvienne à regagner sa chambre et à reprendre sa taille habituelle ! Bouh... Le flippe. (Notons la voix de Mylène Farmer )




Mon dieu. Rien que pour Justin Timberlake en tant qu'acteur, nous irons voir ce film. Le speech ? L'histoire de Facebook.Un soir d'hiver 2003, Mark Zuckerberg, étudiant à Harvard et expert en informatique, s'installe devant son ordinateur et se met à travailler avec frénésie sur une nouvelle idée, autour du développement de programme et de blogs. Ce qui prend forme dans cette chambre ce soir-là deviendra très vite un réseau communautaire à échelle mondiale et une révolution dans la communication.



Kristin Scott Thomas au casting vous donne l'obligation d'aller voir ce film, tiré d'un livre. Paris, de nos jours. Julia Jarmond, journaliste américaine installée en France depuis 20 ans, enquête sur l'épisode douloureux du Vél d'Hiv. En remontant les faits, son chemin croise celui de Sarah, une petite fille qui avait 10 ans en juillet 1942. Ce qui n'était que le sujet d'un article devient alors, pour Julia, un enjeu personnel, dévoilant un mystère familial. Magnifique.





Tania et Ivan, son fils de 14 ans, sont russes et vivent clandestinement en Belgique depuis huit ans. Sans cesse sur le qui-vive, Tania redoute les contrôles de police jusqu'au jour où elle est arrêtée. La mère et le fils sont séparés.







En 1865, dans le sud de la France, une jeune villageoise quitte la maison paternelle pour suivre un vagabond dans les bois. De gré ou de force ?








COUP DE COEUR D'IN-TOUCHABLE.
Et enfin, le petit dernier dont vous pouvez retrouver la bande annonce et le synopsis sur notre article précédent : CINÉMA // SOPHIE LETOURNEUR : UNE IN-CONNUE QUI VA FAIRE MOUCHE






Bonnes séances a tous.

Aymeric Bordeaux Montrieux

jeudi 30 septembre 2010

CINÉMA // REQUIESCAT IN PACE

















Triste semaine que celle-ci... Après la mort de notre Claude Chabrol national, voilà que le monde du septième art perd aussi deux figures majeures des heures de gloire d'Hollywood : Arthur Penn (le 28 septembre) et Tony Curtis (aujourd'hui).

Alors, en hommage à ces deux grandes figures, et plutôt que de longs discours pompeusement hagiographiques sur leurs nombreux films, nous vous invitons simplement à revoir avec attendrissement, nostalgie, bonheur, deux symboles incontestés de leurs réussites : Bonnie & Clyde (de 1967, avec Warren Beatty et Faye Dunnaway) et Certains l'aiment chaud ! (de 1959, avec Tony Curtis bien sûr, mais aussi Jack Lemmon et Marilyn Monroe).

Ces deux films, bien que dans des veines assez différentes, ont marqué la carrière d'Artur Penn et de Tony Curtis, ont créé l'histoire d'Holywood et symbolisent aujourd'hui plus que jamais une époque révolue.

S'ils ont indéniablement réussi leurs vies, les deux grands hommes ont respectivement été frappés d'une insuffisance cardiaque et d'une pneumopathie. Sans doute auraient-ils dû se rappeler que personne n'est parfait...

Solal de La Grandville

lundi 27 septembre 2010

CINÉMA // SOPHIE LETOURNEUR : UNE IN-CONNUE QUI VA FAIRE MOUCHE

Si cette bande-annonce ne vous fait pas au moins sourire, c'est que vos zygomatiques ne sont pas normalement constitués. La Vie au Ranch s'apprête à devenir le succès français de cet automne, et ses répliques vont à coup sûr entrer dans la légende au même titre que celles du Dîner de Cons ! Dans une atmosphère à la frontière de L'Auberge Espagnole, de Tout ce qui Brille et de LOL, une bande de copines dans la vingtaine vit sans prise de tête mais évidemment avec les interrogations qui taraudent les jeunes adultes de notre génération (amour, avenir...).

Pour donner à son premier long-métrage autant de crédibilité que possible, Sophie Letourneur a puisé autant dans sa propre histoire que dans les ressources d'une vraie bande de potes (au passage, Benjamin Siksou est aussi de la partie, et l'interprète de Manon, Mahaut Mollaret, n'est autre que sa petite amie). Ainsi, La Vie au Ranch est une fresque plus vraie que nature sur la vie des jeunes Parisiens "normaux". Pam, Manon, Lola, Chloé, Jude et Olympe sont jolies, légères, fantaisistes, drôles mais surtout inséparables. Pourtant, au fil "des problèmes, des incompréhensions, des conflits" (explique Sophie Letourneur) les désirs d'indépendance, d'émancipation, soudain se manifestent.

En somme, si le 13 octobre vous êtes chez vous, et "qu'à part rien foutre, vous savez pas quoi foutre" (hommage à Pierrot le Fou de Jean-Luc Godard ?), allez donc faire un tour au cinéma !


Solal de La Grandville

jeudi 16 septembre 2010

CINÉMA // FRANCOIS OZON RÉ-IN-VENTE POTICHE


Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Fanny Ardant, Emmanuelle Béart, Ludivine Sagnier, Virginie Ledoyen, Danielle Darieux, Firmine Richart. Ca, c'était Huit Femmes.

Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini, Karin Viard, Jérémie Rénier, Judith Godrèche. Ca c'est Potiche.

Les affiches acidulées sont alléchantes, le casting serait presque réjouissant si la Godrèche n'était pas de la partie, l'humour piquant à la française est au rendez-vous s'il faut en croire la bande-annonce : que demande le peuple ?!
Présenté il y a tout juste une semaine à la Mostra de Venise, Potiche semble signer le grand retour de François Ozon, qui depuis Huit Femmes (2001) avait fait assez peu de bruit (en dehors de Swimming Pool, nominé pour la Palme d'Or en 2003)...

Pièce de boulevard jouée par Jacqueline Maillan dans les années 80 (vous vous souvenez sans doute d'elle dans Papy fait de la Résistance), le scénario est d'une simplicité qui pourrait vous laisser dire "Ouais, pas fou quoi..." ou encore "Comédie franchouiarde lambda.", mais ce serait sans compter sur le talent indubitable de François Ozon à métamorphoser un scénario bateau en film culte (rappelez-vous un peu de Huit Femmes).

En bref : 1977 (comme le dit si bien la Godrèche), Suzanne Pujol (Deneuve), est l'épouse brimée d'un odieux petit chef d'entreprise (Luchini). A la suite de son éviction par ses ouvriers, Suzanne, la potiche, (oui, nous pensions candidement que la vraie potiche de l'histoire c'était la Godrèche, mais non !) prend la direction des opérations, et à la surprise générale, s'en tire avec brio. Ce succès exaspère évidemment son époux, mais aussi son amant, le député communiste Maurice Babin (Depardieu).

Au menu donc, de la fantaisie, de la folie même, du cynisme à la pelle, des quiproquos, un zeste d'hystérie, et une once de niaiserie (et oui, la Godrèche...) ! Et puis grand thème sous-jacent de Potiche, une pointe de féminisme : bref une nouvelle ode aux femmes, bref du Ozon comme on l'aime !

Sortie le 10 novembre.



Solal de La Grandville

dimanche 12 septembre 2010

CINÉMA // L'IN-OUBLIABLE CLAUDE CHABROL EST MORT

Claude Chabrol et Gérard Depardieu sur le tournage de Bellamy en 2009.


Aujourd'hui, le cinéma français est en deuil. En effet, Claude Chabrol, l'un de ses fervents représentants, est décédé, ce matin, à l'âge de 80 ans.

Le réalisateur, d'abord critique de cinéma dans le magazine "Les Cahiers du Cinéma", est ensuite devenu l'une des grandes figures de la Nouvelle Vague aux côtés de Jean-Luc Godard ou encore de Francois Truffaut. Tout commence avec la sortie du film Le beau Serge qui lance la carrière de Jean-Claude Brialy, puis s'en suit une pléiade de films tel que Violette Nozière (1978), qui contribue à révéler le talent de l'actrice Isabelle Huppert, Merci pour le chocolat (2000), mais aussi Madame Bovary. En tout, une soixantaine de films.

Réalisateur emblématique, Claude Chabrol a su créer un univers unique et s'imposer comme une figure majeure du 7e art à la française. Il aura donné à beaucoup l'envie d'aimer le cinéma, en peignant les travers de la bourgeoisie, d'intrigantes histoires policières, en passant par la confusion des sentiments...

Au revoir Chabrol, sache que ton rire raisonne encore dans nos têtes...

Aymeric Bordeaux Montrieux

samedi 11 septembre 2010

CINÉMA // POUR NOS IN-CONDITIONNELS



Une nouvelle mise en bouche pour les fans du sorcier à lunettes ! Remarquez notamment le fantôme de Dumbledore, la maison des Lovegood, la réunion des Mangemorts au manoir des Malefoy, et imaginez ce que donnera la gueule grande ouverte de Nagini vous fonçant dessus avec la 3D ! Songez aux sortilèges transperçant l'écran ! Pensez un peu à Voldemort s'approchant de vous pour vous susurrer dieu sait quelle abominable atrocité à l'oreille !

En bref, régalez-vous, parce que ça vend du rêve !

PS : rendez-vous ICI pour plus d'informations sur le film !

Solal de La Grandville

CINÉMA // TWELVE : IN-COLORE, IN-ODORE, IN-SIPIDE

C'est la saison où nos petits de GG deviennent adultes et se lancent sur le grand écran (Blake dans Town, Jessica dans Piranha, et Chace donc dans Twelve). Tous ne semblent pas s'en tirer avec succès (loin s'en faut). Le scénario était prometteur. Le casting était alléchant (50 Cent est aussi de la partie). Bilan : une voix-off insipide (qui assomme le public de phrases langoureuses et nian-nian), un Chace Crawford inerte (comme d'habitude en fait), de multiples scènes inutiles (voire tout le film d'ailleurs).

Twelve est censé parler de trois choses : une nouvelle drogue particulièrement addictive et dangereuse (la Twelve), un dealer "légendaire", White Mike (Chace Crawford), et la décadence des gamins de l'Upper East Side. Alors bien sûr, on nous en parle vaguement : 50 Cent tue un junky au début et viole une fille de bonne famille qui n'avait plus de quoi payer sa dose de Twelve (ce sont les seules apparitions marquantes du rappeur, qui devait vraiment avoir besoin de payer ses impôts), les soirées qu'on nous montre sont presque des orgies, et White Mike deale sa came dans les rues de New York. Mais on nous parle davantage de la mort de la maman de Mike, de son amourette non-concrétisée et pathétique avec son amie d'enfance et du frère taré et psychopathe d'un puceau fils à papa qui organise "LES" grosses soirées de Manhattan. En fin de compte, à force de multiplier les histoires annexes, le scénario perd son but, et s'essouffle très vite (au bout de 15 minutes). Le jeu de Chace Crawford confine à la grotesquerie (le petiot répète les même phrases types que dans Gossip Girl comme "Hey ! What's goin' on ?!" ou "Thanks man, I'll appreciate it !"), et ce alors qu'on était en droit de s'attendre à ce qu'il soit dans son élément depuis son arrestation pour possession de marijuana... Et puis comme la moitié du public de Twelve est aussi celui de Gossip Girl, peu sont ceux qui n'auront pas noté que la plupart des personnages semblent directement inspirés de la série (Jessica, petite brune mignonne et élève modèle et son armée de mean girls, Sara, grande blonde que tout les filles admirent et dont tous les mecs rêvent, Tobias le mannequin qui se tape tout ce qui bouge...). Alors on ne peut s'empêcher de se demander pourquoi est-ce que Hollywood n'a pas directement mis dans un seul et même film tout le casting de Gossip Girl... Qui sait ? Peut-être que Town avec Blake Lively relèvera le niveau ? Oui parce qu'on ne vous parlera pas de Piranha 3D, mais on vous laisse imaginer ce qu'on en pense...

Solal de La Grandville

mardi 7 septembre 2010

CINÉMA // IN-TENSE : LES PETITS MOUCHOIRS



Pas de plan pour le 20 octobre prochain ? Foncez voir le nouveau film de Guillaume Canet "Les Petits Mouchoirs".

Pour son troisième film en tant que réalisateur, Guillaume Canet réunit la crème du cinéma français. La jolie Marion Cotillard (oui difficile de faire un film sans sa chérie maintenant), François Cluzet, Benoit Magimel, le super Gilles Lellouche, Jean Dujardin... Tous se sont donné rendez-vous dans cette ode à l'amitié que nous offre Canet qui s'est inspiré de sa propre histoire pour ce film.

C'est l'histoire d'une bande de potes qui partent en vacances au Cap-Ferret comme tout les ans alors que l'un d'entre eux vient d'avoir un accident et se retrouve à l'hôpital. L'occasion pour ces chers amis de faire un bilan, de dévoiler leurs secrets, de se remettre (ou pas) en question... Les caractères de chacun s'entremêlent. On découvre des facettes cachées de l'épouse parfaite pas si parfaite, de l'indépendante qui a peur de l'aventure, de l'obsessionnel maniaque, du m'as-tu-vu un peu too much. Ce qui est bien avec ce genre de scénario (la plupart des réalisateurs l'ont compris d'ailleurs) c'est que l'on se retrouve forcément dans l'un des personnages et plus le temps passe, plus on s'attache et plus on aime.

Guillaume Canet revient avec un film totalement différent des précédents ("Mon Idole" et "Ne le dis à personne"). Même si le concept est vu revu et corrigé, on ne s'en lasse pas et on trépigne d'impatience de juger par nous-même.

La bande-annonce (peut-être un peu trop longue) nous donne le ton. Et quoi de mieux que David Bowie et Iggy Pop en B.O. ? Ah on aime déjà !



Manon Mariani

samedi 3 juillet 2010

CINÉMA // HARRY POTTER 7 : IN-TENSE OU IN-SIPIDE ?


On a trouvé L'Ordre du Phénix à mourir. On a trouvé Le Prince de Sang-Mêlé médiocre. Facteur commun ? Le réalisateur, David Yates. L'ennui ? Il va nous livrer en novembre 2010 et en juin 2011 les deux volets du dernier opus de la saga, Les Reliques de la Mort. Alors un petit "ON AIME" / "ON N'AIME PAS"...

ON AIME :

- la division du film en deux parties (car même si c'est purement commercial, il faut bien avouer que ça fait durer le plaisir) ;
- le passage à la 3D (imaginez un peu les sortilèges fuser autour de vous dans la salle !) ;
- le compositeur, Alexandre Desplat (cocorico) à qui l'on doit la musique de The Queen de Stephen Frears, de Coco avant Chanel d'Anne Fontaine, de Twilight II de Chris Weitz ;
- la bande-annonce (mais ce n'est qu'une bande-annonce et souvenez-vous des frissons que vous aviez eu en voyant celle du 6 tout ça pour un résultat soporifique).

ON N'AIME PAS :

- le réalisateur, qui ferait mieux de reprendre ses téléfilms pour la BBC comme avant ;
- les erreurs notoires qu'il s'est permis dans le précédent film, et qui risquent de peser sur le scénario de celui-ci (mais comment Harry va-t-il trouver le diadème, puisqu'il ne l'a pas vu l'an passé ?) ;
- le jeu de plus en plus mauvais de Daniel Radcliffe (et sa tronche, d'ailleurs) mais en même temps ils allaient pas changer maintenant ;
- la scène qu'on aperçoit dans la bande-annonce où Voldemort tient Harry par la barbichette et lui fait limite la conversation (il a pas mieux à faire ? genre le tuer ?) ;
- le réalisateur (je sais, déjà dit, mais c'est quand même ennuyeux...).

Pour ceux qui ne l'ont pas encore vue, voilà la bande-annonce :



Au casting on retrouve évidemment tous ceux qu'on connaissait déjà, moins un des deux gros (Crabbe ou Goyle, on ne sait jamais lequel est lequel) qui ne participe pas au tournage (l'imbécile s'est fait choper avec de l'herbe), plus Bill Nighy (Love Actually, Good Morning England) dans le rôle du Ministre et Rhys Ifans (le colloc' space de Coup de Foudre à Notting Hill) dans le rôle du père de la non moins space Luna Lovegood.

Pour rappel, la coupure entre les deux parties devrait s'effectuer au moment où le seul roux qui a réussi à faire quelque chose de sa vie revient au sein du trio (chapitre 19 dans le livre, La Biche argentée).

Une fois n'est pas coutume, c'est en Belgique que le film sortira le plus tôt (si si, je vous assure) le 17 novembre 2010, alors qu'il faudra attendre le 24 en France. La deuxième partie sera projetée dans tous les cinémas dignes de ce nom dès le 13 juillet 2011 en Belgique (vraiment, cherchez l'erreur) et seulement le 15 juillet 2011 en France.

Avec le dernier "Coupez !" de David Yates le 12 juin dernier, c'est donc 10 ans d'aventure qui s'achèvent pour toute une génération bercée par les Expeliarmus et autres Avada Kedavra. Pleurons.

Solal de La Grandville

jeudi 1 juillet 2010

CINÉMA // IN-ÉDIT : LA BANDE ANNONCE DE PARANORMAL ACTIVITY 2



"Rien ne peut vous préparer à ce qu'il va se passer"

La bande-annonce de Paranormal Activity 2 est sortie hier aux States. Comment oublier le premier volet relatant la vie d'un couple qui se retrouvait face à des phénomènes paranormaux. Pas très originale comme histoire mais le concept était intéressant : le fait que se soit une caméra des plus basiques qui filme avec une lumière in-frarouge était original. Entre les portes qui claquent, le parquet qui grince, des lumières qui s'éteignent... le spectateur ne savait jamais à quoi s'attendre. Mais, il faut tout de même le dire, on est resté sur notre faim nous ! (Enfin ça dépend, certains ont trouvé le moyen de pleurer). Il y a des longueurs, on s'ennuie même par moment donc on compte sur ce second film pour relever le niveau du premier et nous donner des frissons comme a pu le faire Le Projet Blair Witch. Ahhh ! Rien que d'y penser, on frissonne.

Le scénario n'est pas si différent du premier : un couple (qui a un bébé cette fois-ci, areuh !) est confronté à des phénomènes étranges. Et c'est reparti ! Il faut avouer que la bande-annonce nous donne la chair de poule. On vous laisse en profiter, mais ne tremblez pas trop quand même ce n'est qu'un film. Quoique...



Manon Mariani