jeudi 30 septembre 2010

CINÉMA // REQUIESCAT IN PACE

















Triste semaine que celle-ci... Après la mort de notre Claude Chabrol national, voilà que le monde du septième art perd aussi deux figures majeures des heures de gloire d'Hollywood : Arthur Penn (le 28 septembre) et Tony Curtis (aujourd'hui).

Alors, en hommage à ces deux grandes figures, et plutôt que de longs discours pompeusement hagiographiques sur leurs nombreux films, nous vous invitons simplement à revoir avec attendrissement, nostalgie, bonheur, deux symboles incontestés de leurs réussites : Bonnie & Clyde (de 1967, avec Warren Beatty et Faye Dunnaway) et Certains l'aiment chaud ! (de 1959, avec Tony Curtis bien sûr, mais aussi Jack Lemmon et Marilyn Monroe).

Ces deux films, bien que dans des veines assez différentes, ont marqué la carrière d'Artur Penn et de Tony Curtis, ont créé l'histoire d'Holywood et symbolisent aujourd'hui plus que jamais une époque révolue.

S'ils ont indéniablement réussi leurs vies, les deux grands hommes ont respectivement été frappés d'une insuffisance cardiaque et d'une pneumopathie. Sans doute auraient-ils dû se rappeler que personne n'est parfait...

Solal de La Grandville

IN-TERVIEW // UN VERRE DE P-IN-K PORTO AVEC... CHRISTOPHE GUILLARME



Christophe Guillarmé est né en 1977. Il suit un parcours scolaire brillant et intègre la prestigieuse Ecole Supérieure des Arts Appliqués dont il sort diplômé à l'âge de 21 ans. Passionné par le monde de la mode, il apprend aux côtés des plus grands, Jean-Charles de Castelbajac, Dice Kayec, ou encore Stella Cadente. Il lance sa propre ligne de vêtements à l'âge de 21 ans et connaît un succès étonnant pour son jeune âge. Ovni de la mode, Christophe Guillarmé vend aujourd'hui ses créations partout dans le monde, aux États-Unis, en Europe, mais aussi au Moyen-Orient. Âgé aujourd'hui de 32 ans, ce jeune styliste habille de nombreuses stars comme Victoria Silvstedt et collabore énormément avec la chorégraphe Mia Frye pour ses nouvelles collections. Christophe Guillarmé a intégré la casting de La Ferme Célébrités 3, le 20 janvier 2010.


Quelles ont été vos in-spirations pour cette nouvelle collection Printemps-Été 2011 ?

Et bien, en fait, c’est une inspiration tout d’abord "Gipsy", c’est à dire toutes les choses un peu bohème, années 70… J’avais un peu peur car je me suis dit que sur Paris on est pas trop dans la broderie. Donc j’avais vraiment peur d’être dans les seuls à faire ce genre de choses. Et en fait j’ai vu des défilés a Milan qui étaient plein de choses comme ça, très fluides, plein de broderies, des imprimés, des matières très légères et vaporeuses. Donc je me suis dit, allez hop, on peut y aller à fond. Et du coup, tant mieux, car je pense que ça a été bien apprécié.

Quels sont les créateurs qui vous in-fluencent ?

Ecoutez, je suis influencé par beaucoup de monde. Je dévore les magazines et internet. J’essaye de savoir ce qui se passe aux quatre coins du monde. Notamment, Carlos Miele, un Brésilien qui défile à New York. Je trouve que son travail est super intéressant. Evidemment, j’aime bien Galliano, Cavalli qui ont un côté très show-off, chic, fiesta qu’on retrouve dans mes collections.

Et sur votre in-novant nouveau parfum «Le Tapis Rouge» ?

Le parfum est en préparation depuis plus d’un an. C’est Jean Denis Saisse, un parfumeur que j’ai rencontré à Cannes, qui a eu un flash sur mon travail et a eu envie de développer un parfum à partir de ça. Moi, j’avais envie de senteurs très fruits rouges, le cassis, le pamplemousse rose, un côté gourmand. Pour le nom, l’idée vient du fait que j’habille pas mal de stars pour le "Red Carpet". J’espère que cette senteur va représenter l’essence de mon travail.

On remarque que vous faites maintenant partie in-tégrante du monde de la mode. Comment vivez-vous cela ? Quelles sont vos ambitions ?

Ca va faire 10 ans que je fais ce métier mais c’est vrai qu’aujourd’hui on a l’impression, et c’est vrai, que le fait de passer à la télé (La Ferme Célébrités ndlr) permet d’acquérir une notoriété immédiate. Mais derrière, la réalité économique fait qu’on est toujours confronté aux mêmes problèmes. Mais ne vous inquiétez pas, je garde la tête très froide. J’espère que je serais encore là dans dix ans !

Aymeric Bordeaux Montrieux

MODE // LE DÉFILÉ IN-SPIRÉ DE CHRISTOPHE GUILLARMÉ



Hier soir, l'équipe d'In-touchable était invitée au défilé "Summer of love" de Christophe Guillarmé. Dans cette toute nouvelle collection Printemps-Eté 2011, le créateur retourne à ses essentiels, une extravagance provocante et sensuelle.
En effet, les robes reflètent un univers botanique inspiré du livre "Flora" de Nick Knight. Christophe mélange donc les tons, en allant du blanc au fushia, rebrode ses créations de plumes de paon et d'hortensias.
Cette collection est aussi marquée par le retour sur le devant de la scène mode, des bustiers asymétriques, pour certains strassés, pour d'autres jouant sur l'origami.

Au total, 29 créations nous ont été présentées sur le podium par des mannequins, dont Miss France 2007, Rachel Legrain-Trapani, faisait partie.

On note aussi la présence de starlettes telles que Mia Frye, Céline Durand, Miss Dominique, toutes des amies proches du créateur.

Après le défilé, un after-show était organisé, durant lequel nous avons eu l'opportunité d'interviewer Christophe Guillarmé ainsi que l'actrice de "Maison Close", Blandine Bellavoir.



Retrouvez toute l'actu de Christophe Guillarmé sur son SITE OFFICIEL

Aymeric Bordeaux Montrieux

lundi 27 septembre 2010

CINÉMA // SOPHIE LETOURNEUR : UNE IN-CONNUE QUI VA FAIRE MOUCHE

Si cette bande-annonce ne vous fait pas au moins sourire, c'est que vos zygomatiques ne sont pas normalement constitués. La Vie au Ranch s'apprête à devenir le succès français de cet automne, et ses répliques vont à coup sûr entrer dans la légende au même titre que celles du Dîner de Cons ! Dans une atmosphère à la frontière de L'Auberge Espagnole, de Tout ce qui Brille et de LOL, une bande de copines dans la vingtaine vit sans prise de tête mais évidemment avec les interrogations qui taraudent les jeunes adultes de notre génération (amour, avenir...).

Pour donner à son premier long-métrage autant de crédibilité que possible, Sophie Letourneur a puisé autant dans sa propre histoire que dans les ressources d'une vraie bande de potes (au passage, Benjamin Siksou est aussi de la partie, et l'interprète de Manon, Mahaut Mollaret, n'est autre que sa petite amie). Ainsi, La Vie au Ranch est une fresque plus vraie que nature sur la vie des jeunes Parisiens "normaux". Pam, Manon, Lola, Chloé, Jude et Olympe sont jolies, légères, fantaisistes, drôles mais surtout inséparables. Pourtant, au fil "des problèmes, des incompréhensions, des conflits" (explique Sophie Letourneur) les désirs d'indépendance, d'émancipation, soudain se manifestent.

En somme, si le 13 octobre vous êtes chez vous, et "qu'à part rien foutre, vous savez pas quoi foutre" (hommage à Pierrot le Fou de Jean-Luc Godard ?), allez donc faire un tour au cinéma !


Solal de La Grandville

mercredi 22 septembre 2010

ACTU // LES IN-ROCKUPTIBLES, NOUVELLE GÉNÉRATION



Ils l'ont dit, ils l'ont fait !

Mercredi dernier est enfin apparu le nouveau numéro des In-rockuptibles dans un tout autre style. Moins noir, plus flashy et surtout plus abordable (seulement 2,50€), les In-rocks ont fait peau neuve et on adhère !

Plus politisé et plus généraliste, comme l'avait promis Mathieu Pigasse, on a eu le droit a une Une sur Lula et son parti de gauche triomphant au Brésil. Ça annonce la couleur. Le magazine, qui est apparu en 1986, avait pour but d'être à la fois culturel et politique. Avec cette nouvelle formule, la culture n'est plus aussi présente mais d'un autre côté, il y a beaucoup plus d'articles, de recherches et d'interviews... Un bonheur. Lisez l'article sur TF1, vous vous y prendrez à deux fois avant de regarder cette chaîne (déjà fait pour ma part) !

Les In-rockuptibles se sont toujours différenciés par leurs couvertures pleines de style et leur avance sur les autres magazines pour parler des nouveaux artistes qui vont s'imposer. Leur opinion politique n'est pas un secret et à vrai dire, ils n'ont pas envie qu'elle le soit. Dans la nouvelle formule, il faut lire l'édito, vous comprendrez leur manière de penser. Souvenez-vous, en 2004 les In-rocks avaient publié un "Appel à l'intelligence" contre le gouvernement Raffarin où des artistes et des personnalités avaient signé.

En bref, découvrez ce nouveau numéro plus jeune, plein de folie, de sarcasme et d'articles en tout genre pour pimenter votre semaine.

"Nous avons toujours voulu que Les Inrocks soit en mouvement permanent, réfractaire au sur-place et aux institutions, fidèle à son esprit d’insoumission, en quête de nouveauté et tourné vers l’avenir. Nous avons réussi." Christian Fevret, fondateur des Inrocks.



Manon Mariani

SÉRIES // LA "GLEE IN-VASION"



To Glee or not to Glee. Telle n'est pas la question.

Si vous avez été enlevé par les FARC, capturé par Al-Qaida ou que vous êtes au Paradis, vous avez des raisons valables pour ne pas connaitre l'existence du phénomène Glee. Sinon, vous êtes in-excusable. Un récap' s'impose :

Glee c'est quoi ? C'est une série américaine créée par l'équipe de Nip Tuck.

Le synopsis est simple. Will Schuester, un prof d'espagnol décide un jour de reprendre la désastreuse chorale du lycée Mac Kinley, une des pires des Etats-Unis puisqu'elle n'a jamais gagné le moindre concours. Comme un personnage le souligne le Glee club se trouve "au sous-sol de la pyramide sociale au lycée". Ainsi, Will et son équipe de bras-cassés pas si cassés que ça, forme "New Directions". Ils subissent durant toute l'année scolaire le mépris et les moqueries de leurs camarades. Leurs vies sont remplies de drames et d'angoisses, et le chant est leur façon de se libérer.

Glee c'est qui ? Les loosers du lycée, personnages atypiques.

Parmis eux, Rachel, la surdouée gnan-gnan et énervante à souhait. Artie, l'handicapé en fauteuil roulant. Tina, la punk asiatique qui bégaye. Kurt, l'homosexuel. Finn et Puck, les joueurs de football. Mercedes, la "diva" obèse. Quinn et Brittany, les pompom girls. Bref, autant dire qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer une seconde car toute la clique a bien l'intention que ça change malgré la terrible Sue, la coach des "cheerleaders", qui ne l'entend pas de cette oreille.

Mais Glee c'est aussi, et surtout, de l'humour, des clichés, des reprises à vous en faire perdre la tête, des chorégraphies d'enfer, une ambiance kitschissime.


La série fait tellement d'adeptes (les Gleeks) qu'elle repart pour une deuxième saison qui promet d'être haute en couleurs. En effet, après les épisodes consacrés à Madonna et Gaga, c'est maintenant Britney Spears qui est mise a l'honneur dans le deuxième épisode de la nouvelle saison. Et en prime, la princesse de la pop y fera plusieurs apparitions et chorégraphies, le 28 septembre sur la FOX.
En attendant, c'est aujourd'hui qu'est sorti le premier épisode sur la FOX et sur le net en streaming (c'est mal, on sait...).

Assez de blablas, de chichis, de tintouins, voici la bande-annonce de l'épisode intitulé "Britney/Brittany" :



Aymeric Bordeaux Montrieux

mardi 21 septembre 2010

LITTÉRATURE // RENTRÉE LITTÉRAIRE 2010 : ON N'A PAS F-IN-I


Comme chaque année, cette rentrée littéraire nous submerge de livres, de genres, d'auteurs, d'écri-vains. Alors comment s'y retrouver ? Comment choisir, alors que beaucoup de ceux qui tiennent le haut du pavé en la matière font subir à l'écriture chaque année ce que la reine d'Angleterre fait subir à la mode chaque jour ?

1/ D'ABORD IL Y A LES VALEURS SÛRES (OUI, CA EXISTE ENCORE !) :

- Michel Houellebecq avec LA CARTE ET LE TERRITOIRE (Flammarion) : c'est déjà un succès en librairie. Houellebecq abandonne le côté glauque de ses précédents romans (tourisme sexuel...) pour aller vers une certaine discrétion. Pas de tapage, pas de polémique autour de ce nouveau roman : une première pour l'écrivain ! Rien que pour ça, c'est attirant.

- Jean Echenoz avec DES ÉCLAIRS (Minuit), à lire si vous connaissez son travail, c'est-à-dire, si vous avez lu ses deux précédents romans (celui-ci conclut un triptyque). Humour et légèreté, quelques longueurs, mais une belle biographie fictionnée de l'inventeur du courant alternatif, Nikola Tesla. Pour ceux qui veulent s'accrocher (ça ne fait pas de mal).

- Bret Easton Ellis avec SUITE(S) IMPÉRIALE(S), (Robert Laffont) : Rien à dire. C'est à lire. C'est à vivre.

- Olivia Rosenthal avec QUE FONT LES RENNES APRÈS NOËL ? (Verticales) : surpris par le titre ? Surpris par le genre ? Surpris par l'écriture ? Surpris par le thème ? Soyez aussi surpris par l'intelligence de ce livre.

- Olivier Cadiot avec UN MAGE EN ÉTÉ (POL), mis en scène en Avignon lors du dernier festival : ça vaut le détour.

2/ ENSUITE IL Y A LES MOINS CONNUS QUI RÉUSSISSENT DE JOLIS COUPS :

- Jean Grégor avec TRANSPORTS EN COMMUN (Fayard), ouvre la voie à une réflexion prenante sur la société de consommation dans les années 70-80, doublée d'une belle histoire entre deux adolescents.

- Pauline Klein avec ALICE KAHN (Allia) : un premier roman. Un style agréable et fluide. Une entrée en matière déstabilisante. Un sujet prenant. Une bonne surprise.

- Christophe Claro avec COSMOZ (Actes Sud), nous livre une transposition des personnages du Magicien d'Oz dans les années sombres du XXe siècle (les deux guerres mondiales notamment). A lire.

- Aymeric Patricot avec SUICIDE GIRLS (Léo Scheer) : macabre, morbide, malsain, et ce au travers d'une écriture d'une précision sans pitié et d'une impeccable conformité. Avis aux amateurs.

- Philippe Vasset avec JOURNAL INTIME D'UNE PRÉDATRICE (Fayard) : il monte, il monte, il monte le Philippe Vasset. Jusqu'au pôle nord en l'occurrence, où il met en scène "elle", une "Reine des Glaces" qui profite du réchauffement climatique comme d'une aubaine économique. Alors à l'instar de son héroïne, Philippe Vasset profite amplement de ce thème de société pour inscrire son roman dans l'ère du temps... On aime ou on n'aime pas, quoi qu'il en soit, ça fait du bruit...

3/ POUR CONTINUER, ON DÉCERNE UNE MENTION SPÉCIALE "A FUIR COMME LA PESTE, LE CHOLÉRA ET LE TYPHUS RÉUNIS" :

- Thibault de Montaigu avec LES GRANDS GESTES DE LA NUIT (Fayard), publie (ne vous étonnez pas, c'est l'héritier Gallimard) un chef d'oeuvre d'ennui. Dans les années 50-60, il nous fait vivre l'ascension d'Antoine, et... sa chute (original...). Argent, jazz, femmes... Des lieux communs... Une rédaction, un pastiche de Françoise Sagan... Mais Thibault, tu as 30 ans, tu n'es plus en seconde !

4/ ET PUIS IL Y A DES MAISONS D'ÉDITION PLUS SÛRES QUE D'AUTRES :

- Gallimard (a priori ils sont sérieux, quand même !)

- Minuit (idem)

- Seuil (re idem)

- POL (re re idem)

- Allia (on se répète là ?)

5/ ENFIN IL Y A LE BIAIS "JE ME CASSE VRAIMENT LE POSTÉRIEUR" QUI CONSISTE TOUT SIMPLEMENT À PASSER PAR QUELQUES BONNES LIBRAIRIES ET À REGARDER LEUR PROGRAMMATION (LECTURES, SIGNATURES...).

- Librairie Michèle Ignazi (17 rue de Jouy - IVe)

- Les Cahiers de Colette (25, rue Rambuteau - IVe)

- L'Arbre à Lettres (62, rue du Faubourg Saint-Antoine - XIIe)

- La Terrasse de Gutenberg (9, rue Emilio Castelar - XIIe)

- Le Merle Moqueur (51, rue de Bagnolet - XXe)

Vous voilà donc armés contre les Sollers, Gavalda, Nothomb, Musso et autres Levy (non pas qu'on ne les aime pas hein, mais en dehors d'un train ou d'une plage, faut pas exagérer). Bonnes lectures !

Solal de La Grandville

lundi 20 septembre 2010

MODE // L'IN-SOLITE "PLUS GRAND DÉFILÉ DE MODE DU MONDE" DES GALERIES LAFAYETTE


"La mode c'est vous" est le slogan de ces deux journées, qui vont faire frémir la planète entière. En effet, le 25 et 30 septembre 2010, aura lieu à Paris, en région et à Berlin "Le plus grand Défilé de mode du monde".
Un dispositif exceptionnel, mis en place par Brice Compagnon, le pro du casting de rue, a permis de dégoter 10 000 mannequins d'un jour, prêt a marcher sur un podium de plus de deux kilomètres, coiffés par "L'Oréal" et maquillés par "Yves Saint Laurent".

On le sait, au XXIe siècle la mode est dans les rues, faite des goûts, des attitudes et des idées de chacun. Ce phénomène n'a pas échappé aux Galeries Lafayette qui met a l'honneur les acteurs de la mode, nous.
Six thématiques sont donc proposées : Fashion, Néo-BCBG, Rock, Glamour, Bohème Chic et Street Sport.

Voici les informations primordiales de ces évènements :

A Paris Haussman : jeudi 30 septembre 2010 à 18h, place Diaghilev, à l'angle du boulevard Haussmann dans le prolongement de la rue Gluck où s'étendra un véritable "catwalk" de 150 mètres. Les 700 participants défileront sur une musique créée spécialement pour l'évènement par Bruce Merrite, le "king" du son des défilés.

En région: toutes les villes de France possédant l'enseigne déploieront le même dispositif. Backstage géant, catwalk professionnel, aux alentours des magasins. Les défilés auront lieu le samedi 25 septembre 2010, à 16h.

A Berlin: le défilé aura lieu le jeudi 30 septembre 2010.

Cet évènement sera homologué par le Guinness Book des Records comme le plus grand défilé de mode du monde.

Personnellement, j'y cours.



Aymeric Bordeaux Montrieux

IN-TERVIEW // UN VERRE DE V-IN AVEC... GUILLAUME HAMILTON



Café Sully, IVe arrondissement.

Quelques IN-formations sur toi, en deux mots ?

J'ai 23 ans, j'habite à Paris. Après 3 ans d'études de mode à Berlin et Paris je deviens bookeur chez Bananas Models le jour (agence de mannequin), puis blogger la nuit.

Et sur tes IN-fluents blog et site ?

Le site est comme un magazine de mode online. Ce n'est que de l'information et un peu de street style. Cela fait six mois qu'il est ouvert et je totalise environ 5000 visites par mois.
Le blog, quant à lui, est rempli de trucs perso, de choses que j'aime comme des photos, des influences, des vidéos mais aussi mes découvertes et mes conseils mode. Ca va faire maintenant deux ans et demi que je le tiens. J'ai environ 8000 visites par mois.

La pièce IN-contournable de ton dressing ?

Les bagues bien sur ! Ça fait dix ans que j'en fait la collection. Ce sont toutes des bagues en argent représentant différents objets. Notamment des crânes. Je déteste les colliers, bracelets ou les montres.
Si je n'ai pas de bagues, je me sens nu. (rire)

Un IN-génieux conseil mode pour cet hiver ?

Le thème militaire. Evidemment, pas le "total look" mais par petites touches. Une médaille, un pantalon treillis ou des rangers. En tout cas, détourner les codes militaires !

Ton film, ton album, ton livre et ta série IN-oubliables ?

- Orange Mécanique (Stanley Kubrick) pour l'esthétique du film.
- Pour l'album je dirais qu'en ce moment c'est "Fleshtone" de Kelis. J'adore ! "Scream" est pour moi la meilleure chanson de l'opus.
- Je ne lis pas beaucoup mais le livre qui m'a marqué c'est "Bubble Gum" de Lolita Pille (rire). Je me retrouve dedans.
- La série, c'est Gossip Girl. Evidemment.

Une IN-discrétion sur toi ?

Hum. Je dors avec un caleçon à coeur. Et... Bon. J'adore Eminem. (rire)

Une chose IN-admissible ?

Porter des chaussettes avec des spartiates ou autres chaussures ouvertes !

IN God you trust ?

No. In fashion I trust.

Quelques mots commençants par IN qui te qualifient ?

IN-accessible. IN-dépendant et IN tout simplement.


Merci a Guillaume pour cette interview. Faites le plein de mode sur son BLOG. Et l'actu mode sur son SITE.

Aymeric Bordeaux Montrieux

jeudi 16 septembre 2010

EXPO // RETROSPECTIVE EN PERSPECTIVE : L'IN-VENTIF BASQUIAT AU MAM


Le célèbre peintre new-yorkais, mort d'une overdose en 1988 à seulement 28 ans, a laissé une oeuvre prolifique et incontournable qui a marqué toute une génération. Ce travail fera l'objet d'une rétrospective de grande ampleur au Musée d'Art Moderne (XVIe) du 15 octobre au 30 janvier.

Jean-Michel Basquiat débute à 17 ans en dessinant des graffitis et en laissant des formules poétiques sur les murs de Soho et du métro new-yorkais, signés "SAMO" (Same Old Shit). Fils d'immigrés haïtiens et portoricains, il dénonce au travers de sontravail les contradictions du melting-pot américain en mêlant à des signes personnels des symboles de la culture populaire américaine, de l'animisme, des hiéroglyphes, des dessins d'enfants, etc.). Proche de l'art de la rue, il utilise comme supports des matériaux de récupération, comme des portes, des fenêtres, des planches, tout en travaillant en collaboration avec des artistes comme Andy Warhol, Bruno Bischofberger ou Francesco Clemente... Reconnu par les New-Yorkais comme le symbole d'une génération et d'une nouvelle figuration "libre", sa disparition marque les esprits et ses oeuvres s'arrachent à des prix exorbitants. De gauche à droite : Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Bruno Bischofberger et Francesco Clemente.

Alors, après cette petite remise en mémoire, que dire de cette expo sinon qu'elle tombe à pic ? Entre Obama au pouvoir (on sait ça date), les circulaires sur les Roms (ça date moins déjà), la disparition du melting-pot aux Etats-Unis, un certain laissé-aller de l'art contemporain depuis quelques années (soyons clairs, on parle des artistes qui sont diffusés pas de ceux qui bossent bien mais qui sont trop peu connus), cette piqûre de rappel massive ne peut que faire du bien ! Et puis Basquiat c'est de l'art accessible sans être banal, c'est de l'art qu'on ressent plus que de l'art qu'on apprend, c'est un peu les Rita Mitsouko de la peinture, c'est humble sans être simple, c'est complexe sans être assommant, c'est écorché sans être morbide, c'est jeune sans être imbécile, c'est au Musée d'Art Moderne à partir du 15 octobre !


Solal de La Grandville